Thématiques JTN 2010.
Quelle gestion des milieux aquatiques demain?



LE CONTEXTE.

La loi du 29 juin 1984 relative à la pêche en eau douce et à la gestion des ressources piscicoles est une des premières lois contemporaines dont l’objet est la préservation de la biodiversité aquatique.

Le Plan Départemental pour la Protection des milieux aquatiques et la Gestion des ressources piscicoles (PDPG) constitue une réponse des Structures Associatives de Pêche de Loisir à l’exigence législative de l’article L. 433-3 du code de l’environnement. Celui-ci prévoit que l’exercice d’un droit de pêche emporte obligation de réaliser un plan de gestion des ressources piscicoles.

Une majorité importante des structures associatives de pêche est pourvue de ce document de référence, réalisé en particulier avec le concours des Agences de l’Eau, des services déconcentrés de l’Etat et de l’ONEMA.

Le législateur a, au gré de la loi sur l’eau et des milieux aquatiques du 30 décembre 2006, ayant pour objet de traduire la mise en œuvre de la DCE, largement réformé les modalités d’élaboration des SDAGE et des SAGE.

Ces derniers doivent notamment fixer les orientations permettant de satisfaire aux principes prévus par l’article L. 430-1 du code de l’environnement qui consacre la préservation des milieux aquatiques et la protection du patrimoine piscicole d’intérêt général, tout en exigeant une gestion équilibrée de la ressource piscicole.

La loi sur l’eau évoquée a également forgé de nouvelles notions et concepts (réservoirs biologiques, continuité écologique dans sa double dimension physique et biologique, recensement des zones vitales pour le patrimoine piscicole…).

Parallèlement et tout récemment, la loi Grenelle II de l’environnement a permis l’émergence de nouveaux outils tels que les Trames Verte et Bleue et les Schémas de Cohérence Ecologique.

Enfin, l’Etat devrait adopter d’ici fin 2010, une stratégie nationale pour les poissons migrateurs.

Appliquées aux Structures Associatives de Pêche de Loisir, ces notions se révèlent décisives de la volonté politique de positionner le patrimoine piscicole comme :

    - un objectif de résultat au titre de la biodiversité
    - un indicateur des moyens déployés.

Les premières versions des PDPG, outils de gestion des structures associatives de la pêche doivent évoluer pour prendre leur place dans le nouveau paysage de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques.


LES OBJECTIFS DES JTN 2010.

Les JTN 2010, à Lille, se proposent de poursuivre la réflexion sur la place du PDPG dans la gestion des milieux aquatiques. L’objet est de faire connaître les possibilités offertes par le PDPG mais également de lui trouver sa place dans le contexte global de la gestion des milieux aquatiques, tel qu’il est dessiné par l’ensemble des usagers, des contraintes réglementaires et environnementales actuelles.

Les Journées proposent donc les thématiques suivantes :

La gestion piscicole, pourquoi ? Comment ?
Historique, évolution, articulation avec les autres documents de gestion des milieux aquatiques. Déclinaison halieutique par les PDPL. Utilité de documents de gestion piscicole.

Contraintes, retours d’expérience et initiatives.
Orientations fixées par les SDAGE, SAGE, CRE concernant la gestion piscicole et la gestion des milieux aquatiques. Les expériences et initiatives innovantes pour répondre aux contraintes de la gestion actuelle des milieux aquatiques, en particulier la prise en compte des nouvelles notions et des nouvelles préoccupations.

Le PDPG, outil incontournable de la gestion des milieux aquatiques et de la biodiversité.
Rôles des Structures Associatives de la Pêche de Loisir dans le déploiement et l’évaluation des grandes stratégies nationales de préservation et de protection des milieux aquatiques et de la biodiversité (plan de continuité écologique, stratégie nationale de la biodiversité, réforme de la politique IOTA, objectifs de la DCE, schéma de cohérence écologique…).

Intérêt des PDPG pour les partenaires de la gestion des milieux aquatiques et de la pêche.
Attentes et intérêts des autres intervenants en matière de gestion des milieux aquatiques vis-à-vis des structures associatives de la pêche et du PDPG (Ministère de l’Ecologie, Conseils Généraux, Conseils Régionaux, Agences de l’Eau, DREAL, DDT, ONEMA, EPTB…).